2 mots sur... les directeurs d'école

30/06/2020

La crise sanitaire internationale du Covid-19 a bouleversé nos vie et aussi nos écoles. Heureusement que les directeurs d'école était là durant le confinement pour coordonner le télétravail quand c'était possible et pour assurer l'accueil des enfants des soignants au plus fort de la crise.

A partir du 11 mai, le ministère leur a fait avaler un protocole sanitaire indigent de 60 pages pour les réouvertures progressives des écoles : il fallait 4m2 par élèves, respecter les gestes barrières...

Le 22 juin, il fallait accueillir tous les élèves avec de nouvelles règles y compris dans les cours de récréation!

Et les directeurs ont assumé ! Merci à eux !

L'Assemblée nationale a examiné à ce moment-là une proposition de loi du groupe LREM pour donner un "emploi fonctionnel" aux directeurs d'école. Cela fait des lustres qu'on leur promet un statut et le texte de la rapporteure Cécile Rilhac adopté en commission était plein de promesses : des décharges horaires à partir de 8 classes, des augmentations de salaires et un plan de carrière !

Mais lorsque le texte a été présenté en séance, cela a été une toute autre musique en présence du ministre Blanquer !

C'est ce qu'on appelle être roulé dans la farine !

Il y avait une large majorité en faveur de cette PPL, mais les manœuvres de la majorité ont fini par vider leur propre texte ! Tout ça pour ça ! Tout a été envoyé à des décrets ministériels et au bon vouloir de M. Blanquer ! Les directeurs sont sans doute déçus, et le texte, qui va aller au Sénat, n'est our l'instant qu'une côte mal taillée. Les directeurs ont besoin de temps pour s'occuper du projet d'école, de leurs collègues, des parents, du maire, du périscolaire, de l'avalanche des circulaires parfois contradictoires de l’Administration.

Directeur est un métier à part entière. Un directeur doit être le leader pédagogique de son école et pour cela il a besoin de moyens que pour le moment il n'a pas.

Il est pourtant urgent d'avancer sur ces sujets car nos 45000 directeurs d'école se sentent terriblement abandonnés à eux-mêmes.

"Primus inter pares" ne suffit plus ! L'OCDE a montré que l'effet "chef d'établissement" est réel sur les résultats des élèves. C'est pourquoi elle plaide pour davantage d'autonomie et un corps de directeur à l'école primaire. C'est ce que nous n'avons pas fait.

2 mots sur... la démocratie à l'Assemblée nationale

24/06/2020

Et de 10 !

Depuis le 26 mai, l'Assemblée nationale compte 10 groupes politiques : un record absolu sous la V° République. Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, l'institution a profondément changé. Il y a toujours eu la Droite et la Gauche de l’Hémicycle, mais aujourd'hui, il y a beaucoup de Divers Centre ! LREM (La République Emmanuel Macron) ne voulait être ni de gauche, ni de droite, tout en étant de droite et de gauche. Le Président de la République pense qu'il y a ceux qui sont avec lui et le Rassemblement National et rêve déjà LREM-RN en 2022 !

Attention à trop vouloir jouer avec le feu on se brûle !

En 2019, on a déjà eu "Liberté et territoires" avec des indépendantistes corses et des marcheurs déçus. Aujourd'hui, le groupe LREM continue à se déliter petit à petit. Après le 9° groupe Ecologie, Démocratie, Solidarité", constitués de déçus du macronisme, comme le célèbre Cédric Vallini, c'est "Agir Ensemble" qui voit le jour avec 10 députés LREM et 7 députés issus du groupe UDI-Agir.

LREM a ainsi perdu la majorité absolue mais comme ces deux nouveaux et le MODEM se réclame de la majorité, LREM continuera à imposer sa loi et ses lois : Lorsqu'il y a litige avec le Sénat, c'est l'Assemblée qui a le dernier mot.

Toujours est-il que pour tous les textes, il y a 10 explications de vote ce qui ne fluidifie pas les débats, bien au contraire ! Et en commission, c'est pareil !

15 députés pour constituer un groupe parlementaire, c'est trop peu ! Sous de Gaulle, il fallait être 30 députés pour former un groupe politique.

Aujourd'hui, quand on entre en dissidence, on participe à la conférence des présidents, on est invité sur le plateau de BFM, et on a des moyens financiers à hauteur de 400 000 €/an.

La mode est au petits groupes à l'Assemblée nationale suivant l'adage "qu'il vaut mieux être premier dans son village que deuxième à Rome".

2 mots sur... le PLF 2020

08/01/2020

Le Gouvernement profite des taux bas pour renoncer complètement à tout effort de maîtrise des comptes.

+20 Md€ de dépenses publiques en 2020 (+70 Mds€ depuis l’élection d’E. Macron).

+50 Md€ de dette en 2019 (+ 190 Mds€ depuis l’élection d’E. Macron).

+25 Md€ de déficit de l’Etat depuis l’élection d’E. Macron

Or sans baisse de la dépense publique, les baisses d’impôt sont illusoires et non durables !

  • La dette d’aujourd’hui annonce les impôts de demain !

 

La France est le pays d’Europe qui a les comptes les plus mal tenus :

 

  • Le pire déficit public de la zone euro (2,2% du PIB, soit plus de 2 fois plus que la moyenne dans la zone euro à 0,9%).

  • Le plus haut niveau de dépenses publiques en Europe (54% du PIB contre 46% en moyenne en Europe).

  • Une dette de près de 100% du PIB (99%, contre 60% en Allemagne, et 85% dans la zone euro).

  • Le plus haut niveau de prélèvements obligatoires (44% contre 41% dans la zone euro).

 

Contrairement à ce que prétend le Gouvernement les impôts augmentent

 

  • Malgré une baisse de l’impôt sur le revenu de 5 Mds€, la recette de l’impôt sur le revenu augmente de 3 Mds€ en 2020 => C’est la conséquence directe du prélèvement à la source qui a été un véritable jackpot pour le Gouvernement (au moins 3 Mds€ d’impôts en plus prélevés sur les Français) !

 

  • Malgré une baisse de l’impôt sur les sociétés de 2,5 Mds€, la recette de l’impôt sur les sociétés augmente de 16 mds€ en 2020 => La transformation du CICE en baisse des charges a été mal calibrée et a augmenté mécaniquement l’assiette de l’impôt sur les sociétés au détriment des entreprises.

 

 

Des mesures particulièrement inquiétantes

 

  • Baisse de 10% du budget consacré à la lutte contre l’immigration illégale. En dehors des discours, la lutte contre l’immigration n’est absolument pas une priorité du Gouvernement. Le Gouvernement a par ailleurs rejeté tous nos amendements pour supprimer ou même encadrer l’AME.

 

  • Coup de rabot sur le mécénat. Au-delà de 2M€ par an, les dons effectués par les entreprises ne seront plus déductibles qu’à 40% (contre 60% aujourd’hui). C’est une mesure très inquiétante pour le monde associatif, le secteur culturel, la recherche ou l’enseignement secondaire, qui dépendent fortement du mécénat.

Le Gouvernement annule dans le même temps 25M€ de crédits consacrés au patrimoine (PLFR 2019).

 

  • Sous indexation des APL, de l’AAH et de la prime d’activité. Ces prestations ne seront revalorisées que de 0,3% en 2020 quand l’inflation est attendue à 1%. Le pouvoir d’achat de leurs bénéficiaires va donc augmenter trois fois moins vite que les prix à la consommation.

 

  • Surveillance de grande ampleur des réseaux sociaux par l’administration fiscale pour détecter la fraude fiscale. Si des garanties ont été votées en séance, cette mesure prépare de manière automatisée, une véritable aspiration massive des données des réseaux sociaux, qui a d’ailleurs été dénoncée par la CNIL.

 

  • Les départements franciliens dépouillés pour financer la Société du grand Paris. Un amendement, présenté à la dernière minute par le Gouvernement, prévoit de prélever 75M€ en 2020, puis 60M€ par an à compter de 2021, sur les recettes de DMTO perçus par les départements franciliens.

 

 

Quelques rares avancées, grâce à la mobilisation des députés LR

 

 

  • Maintien du « Prêt à taux zéro », pour l’acquisition d’un logement neuf, sur tout le territoire français.

Il s’agit d’une victoire pour les territoires et d’une mesure de justice pour tous les ménages modestes, qui ne peuvent souvent accéder à la propriété que grâce au PTZ.

 

  • Rétablissement de la demi-part fiscale pour toutes les veuves d’anciens combattants, de plus de 74 ans, dès lors que leur mari a touché la retraite du combattant. Cette mesure vient corriger une injustice fiscale insupportable pour de nombreuses veuves d’anciens combattants.

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