Table ronde sur la recherche

23/06/2020

Il est intéressant d'auditionner nos grands organismes de recherche à la fois sous l'angle des dysfonctionnements durant la crise sanitaire avec l'objectif d'envisager des remèdes et des solutions nouvelles et sous l'angle de l'avenir de la recherche en France notamment de la LPPR.

Le président Macron a annoncé 5 milliards supplémentaires pour la recherche dans la prochaine décennie, certains évoquant 3% du PIB pour remédier aux sous-investissements chroniques des dernières années.

L'argent est une chose mais il faut un projet stratégique qui tienne compte des erreurs du passé. Et aujourd'hui, je suis très inquiet quand je lis que le Covid n'a pas rendu le gouvernement plus à l'écoute des problématiques des chercheurs. Pire, je suis affolé par ceux qui s'interrogent si les chercheurs seront bientôt, je cite : "une espèce en voie de disparition".

Un beau slogan du MESRI veut remettre les sciences au cœur de la société. Très bien, mais comment ? La recherche sanitaire et la recherche scientifique ne devraient-elles pas davantage se rapprocher ? La recherche fondamentale du CNRS sur les virus ne devrait-elle pas être connectée avec la politique de santé ? Ensuite, ne faudrait-il pas renforcer la coopération européenne en matière de recherche et plutôt parler de partenaires que de concurrents ? Le projet Discovery n'a pas tenu ses promesses...

Enfin, comment concilier santé publique, questions économiques et souveraineté ? En 2008 le prix Nobel de médecine a consacré la France par la découverte du VIH. Pourtant notre pays a été totalement absent de la production de médicaments dans ce domaine.

Le volet économique a été négligé, si bien que la manne financière est allée ailleurs, posant même un problème de souveraineté en terme d'accès aux traitements.

Comment gagner en efficacité à l'avenir ? 

Audition de M. Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’Université (CPU), et de M. Manuel Tunon De Lara, président de la commission santé de la CPU, président de l’université de Bordeaux, dans la perspective du projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche

14/01/2020

« Visiblement cette future loi de programmation pluriannuelle de la Recherche est très attendue.

M. le Président Roussel, vous avez même parlé d’urgence en insistant sur le manque de moyens qui se chiffre en milliards : 4 à 5 milliards seraient nécessaires en investissement.

En France, nous avons de bons chercheurs et permettez-moi, M. le Président, d’évoquer l’Université de Strasbourg qui avec les « Nobel » Jean-Marie Lehn, Jules Hoffmann, Jean-Pierre Sauvage, prouve la qualité de la recherche en France.

A Strasbourg, l’Université et les laboratoires travaillent main dans la main avec une bonne politique à destination des post-doctorants.

Il semblerait que ces dernières années les laboratoires de recherche et l’enseignement supérieur aient plutôt avancé en parallèle, avec une politique du « chacun pour soi ».

Dans une nouvelle loi, attendez-vous davantage de synergie entre l’enseignement supérieur et la recherche ?

Aujourd’hui nous sommes dans une société où l’évènementiel et l’émotionnel priment sur la vérité scientifique. Dans les médias et les réseaux sociaux, l’information circule à la vitesse V et dans des domaines de la médecine ou du développement durable des groupes de pression font la loi. Comment la Recherche fondamentale, la science et la technologie peuvent-elles contribuer à ne pas tomber dans l’obscurantisme des fake-news scientifiques ?

Durant la précédente législature, une grande société pharmaceutique et agrochimique allemande se plaignait des contraintes en France, lourdeurs administratives, 35h, charges sociales trop importantes, au point que j’ai dit à son responsable : « mais pourquoi restez-vous en France ? » La réponse a fusé : 1-le crédit Impôt-Recherche, 2- le crédit Impôt-Recherche, 3- le crédit Impôt-Recherche.

Alors, quel va être l’avenir et l’évolution du CIR en France ? »

Dans les réponses, le président de la Conférence des Universités a confirmé qu’il était favorable au maintien du CIT et a souhaité qu’il soit regardé de plus près pour conditionner le versement des aides à un rapprochement des entreprises et de l’université. Tout en rappelant que la Recherche a besoin de moyens, il a insisté sur la confiance dont les chercheurs ont besoin sur un temps long.

Mise en place de la carte des spécialités dans le cadre de la réforme des lycées

17/12/2019

La commission des Affaires culturelles et de l’Éducation a décidé, le 30 octobre 2019, la création d’une mission flash sur la mise en place de la carte des spécialités dans le cadre de la réforme des lycées, dont les co-rapporteurs sont Mme Géraldine Bannier (députée MODEM de la Mayenne) et M. Frédéric Reiss (député Les Républicains du Bas-Rhin). Cette mission a pour objectif de dresser un état des lieux de la répartition, dans les territoires, des spécialités proposées par les lycées d’enseignement général et technologique et les lycées agricoles.

Examen de la proposition de la loi relative au passage de l'épreuve théorique du code de la route dans les lycées (n° 2351) (M. Jean-Louis Bricout, rapporteur)

26/11/2019

Audition du Général Jean-Louis Georgelin, préfigurateur de l'établissement public chargé de la conservation et la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris

12/11/2019

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