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protection patrimoniale et promotion des langues régionales

 

8 avril 2021

Nous aborderons dans quelques instants le cœur de cette proposition de loi. Après avoir assisté à l’examen express des amendements en commission, j’en suis sorti avec l’amère impression que le houblon et le malt étaient perdus – «  Hopfe un Màlz sin’ verlore  », comme on dit en alsacien. En effet, lors de l’examen du texte en application de l’article 88 du règlement, la majorité a donné un avis favorable à l’amendement de suppression de l’article 2  ter , dont l’adoption viderait le texte voté au Sénat de sa substance. Pourtant, en complétant l’article L. 312-10 du code de l’éducation, afin d’introduire la possibilité d’une troisième forme d’enseignement des langues régionales, à savoir l’enseignement immersif, cet article constitue un progrès, ce que la commission avait d’ailleurs initialement reconnu en l’adoptant.
J’invite tous mes collègues à voter contre l’amendement de suppression du Gouvernement et à rétablir ensuite l’article 2  quinquies , qui clarifie les financements entre la commune de résidence et la commune où est située l’école où est dispensé l’enseignement dans la langue régionale. Nous adopterions ainsi un texte conforme à celui voté par le Sénat et ferions un pas historique en matière d’enseignement des langues régionales.
Dans le cas contraire, nous nous retrouverions dans la même situation qu’en novembre 2016, lorsque, en fin de quinquennat, une proposition de loi du groupe socialiste, écologiste et républicain visant à permettre la ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires avait été renvoyée aux calendes grecques. Cher rapporteur, il ne faut pas que l’histoire se répète !

Durant la législature en cours, les langues régionales ont déjà été significativement écornées par le nouveau baccalauréat et l’obligation de choisir des spécialités et options en classes de première et de terminale : la licence LLCER – langues, littératures et civilisations étrangères et régionales – n’a pas le vent en poupe !
Monsieur le ministre, vous affirmez vouloir soutenir les langues régionales, mais vos actes ne suivent pas vos paroles.

C’est pourquoi j’invite tous les amoureux des langues régionales à voter contre l’amendement de suppression du Gouvernement. (Vifs applaudissements sur les bancs du groupe LR.)

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COMPTE RENDU DE LA VIDEOCONFÉRENCE "PARLEMENTAIRE"  

 

12 mars 2021

Monsieur Claude KERN, Sénateur du Bas-Rhin, évoque les difficultés que de nombreuses personnes rencontrent pour obtenir un rendez-vous de vaccination. D’ailleurs, il semble que les professionnels de santé, médecins généralistes et pharmaciens, habilités à injecter des vaccins, peinent à s’approvisionner pour les uns, ou obtenir des informations pour les autres. Globalement, ils ne se sentent pas en mesure de répondre à la mission que l’État leur a confiée.


Madame JENNER précise que des tensions sur les livraisons de vaccins aux médecins ont été constatées en raison d’une orientation prioritaire des doses vers les officines de pharmacie à la demande des services de la Direction Générale de la Santé. Il s’agit d’une toute nouvelle filière de vaccination. Les processus d’approvisionnement sont en cours de rodage et le dispositif se met doucement en place.
Les lenteurs et dysfonctionnements sont inévitables pour le moment. Madame JENNER indique également que les créneaux de vaccination ouverts dans l’application Doctolib dépendent uniquement de la disponibilité des vaccins. Les centres de vaccination n’ouvrent aucun créneau tant qu’ils ne sont pas certains de disposer d’un approvisionnement suffisant. Cette organisation donne l’impression que le dispositif est saturé et il peut en résulter une forme de frustration chez certaines personnes. Toutefois, d’ici peu, 60 000 créneaux de vaccination devraient ouvrir pour le seul mois d’avril.


Monsieur Frédéric REISS, Député de la 8e circonscription du Bas-Rhin, demande quelques précisions sur les réflexions en cours sur l’élargissement de l’offre de vaccination.


Madame Annick PÂQUET, Sous-préfète de l’arrondissement de Sélestat-Erstein, en charge du suivi et de la mise en œuvre de la vaccination dans le département effectue en ce moment-même avec l’ARS, une tournée des centres de vaccination du département pour déterminer les meilleures options disponibles pour répartir les dotations en vaccins supplémentaires. Des propositions ont été formulées à Madame la Préfète qui rendra très prochainement sa décision.


Monsieur Sylvain WASERMAN, Député de la 2e circonscription du Bas-Rhin, s’interroge sur les personnels de santé qui pourraient refuser la vaccination. Combien sont-ils en Alsace, et comment sont-ils gérés ?


Madame JENNER indique que les personnels soignants font montre d’une très bonne adhésion en Alsace. 50 % d’entre eux sont déjà vaccinés et la demande va croissante.

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COMPTE RENDU DE LA VIDEOCONFÉRENCE "PARLEMENTAIRE"  

 

05 mars 2021

La vidéoconférence du jour est présidée par Madame la Préfète du Bas-Rhin. En introduction, Madame la Préfète note que la situation sanitaire du département est stable au regard des taux d’incidence et des hospitalisations. La campagne de vaccination avance à bon rythme et le département fait figure d’exemple au regard de la très bonne adhésion des professionnels de santé au vaccin AstraZeneca. L’absence de stock constatée pour ce vaccin a d’ailleurs permis au Bas-Rhin de bénéficier d’un complément de 15 000 doses dont les premières arriveront dès lundi. Madame la Préfète rappelle que le Premier ministre et le Ministre de la santé font de la vaccination des
personnels médicaux, une priorité. À la demande du Premier ministre, le dépistage va s’accentuer dès cette fin de semaine. Le Bas-Rhin est d’ailleurs en pointe dans la mise en place de médiateurs LAC (lutte anti-covid). Enfin, la possibilité de mettre à disposition des personnes les plus vulnérables une infirmière à domicile chargée d’établir un bilan médico-social rencontre beaucoup de succès.
S’agissant de la frontière, Madame la Préfète constate que les mesures prises par les autorités allemandes pèsent lourdement sur la vie des frontaliers mosellans. Les derniers échanges menés avec les partenaires allemands ne font pas apparaître d’intentions similaires à l’égard du Bas-Rhin. Un projet de création d’un centre de dépistage commun est même à l’étude.

Patrick HETZEL, Député de la 7e circonscription du Bas-Rhin, souhaite signaler qu’en une matinée, tous les créneaux de vaccination du mois de mars proposés par les nouveaux centres ouverts ont été retenus. Si l’engouement pour la vaccination est incontestablement positif, il lui semble en revanche que le dispositif est largement sousdimensionné. À quel moment le processus de vaccination sera-t-il accéléré avec l’ajout de nouveaux centres de vaccination ?


Adeline JENNER indique que, pour le moment, les dotations en vaccins sont constantes et le rythme de vaccination aussi. En avril, la cadence augmentera encore certainement. Elle appelle à faire preuve de patience. Les adaptations vont se faire au fur et à mesure. En outre, il reste encore à établir une stratégie sur la taille des centres de vaccination : doit-on multiplier les petits centres pour en consteller le territoire, ou au contraire installer quelques grosses structures taillées pour absorber une masse conséquente de passages ? Des études sont en cours, aucune solution ne l’emporte sur l’autre pour le moment.


Frédéric REISS, Député de la 8e circonscription du Bas-Rhin, évoque la situation des frontaliers mosellans. Ces derniers sont à bout, excédés par la contrainte du dépistage systématique. La possibilité de remplacer les tests PCR par des tests salivaires a-t-elle été
évoquée auprès des Allemands ? Sur un autre sujet, le Député alerte sur la situation de la commune de Niederbronn-les-Bains. Les personnes âgées de plus de 80 ans ont été consultées par leur maire sur la vaccination. Les trois quarts ont répondu qu’ils aimeraient se faire vacciner mais qu’ils ne savent pas comment faire. Pour le quart restant qui réussit à prendre des rendez-vous, la difficulté de se déplacer à Haguenau constitue un obstacle majeur. Existe-t-il une solution pour toutes ces personnes ? Enfin, le Député aimerait que les parlementaires soient également informés des tests salivaires qui pourraient être menés dans les écoles de leur circonscription.


Madame la Préfète indique que des échanges sont en cours avec les autorités allemandes pour trouver un compromis sur la circulation des frontaliers. Elle ne peut pas encore répondre sur la question des tests salivaires. En ce qui concerne la commune de Niederbronn-les-Bains, Madame la Préfète rappelle qu’il est indispensable de prendre l’attache du sous-préfet d’arrondissement et de l’ARS pour leur faire part de ce type de problématique.


Madame JENNER précise sur la question des transports que des crédits spécifiques ont été alloués pour la prise en charge des frais de déplacement. Les médecins peuvent prescrire un trajet retour en taxi-ambulance en plus d’une vaccination par AstraZeneca

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Le député retourne à l'école

15 février 2021

Dans le cadre du "Parlement des enfants", le député Frédéric Reiss a rencontré les élèves de la classe de CM2 de l'école élémentaire de Beinheim-Kesseldorf.

Cette classe a été sélectionnée pour participer à cette opération nationale concernant 577 classes, soit une par circonscription législative. Avec leur maîtresse, Mme Noëlle Kolheb, les enfants ont élaboré une proposition de loi visant "à instaurer des habitudes alimentaires saines, diversifiées et locales de manière pérenne". C'est en effet sur le thème du "mieux manger et mieux respecter l'environnement" que les élèves ont élaboré une proposition de loi en 4 articles.

Ils ont d'abord rédigé l'exposé des motifs évoquant la surconsommation alimentaire dans nos sociétés modernes. Ils ont ensite décliné les programmes de sciences et un parcours éducatif de santé, un marché du terroir, un potager bio à l'usage des vergers-écoles.

Le député les a félicités de proposer dans l'article 4 l'éducation à la cuisine dans les programmes scolaires.

Cette rencontre fut aussi l'occasion pour les élèves de poser de nombreuses questions au député sur son emploi du temps, ses journées à Paris et en circonscription ainsi que sur le fonctionnement de l'Assemblée nationale en cette période de crise sanitaire.

Une belle séance d'instruction civique à la veille des vacances scolaires !

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Défense du Concordat

M. Frédéric Reiss. Je m’oppose fermement à cet amendement. Monsieur Mélenchon, la laïcité à l’alsacienne fonctionne très bien.

En cas d’événement grave comme le dernier attentat de Strasbourg, les plus hauts responsables religieux, catholiques, protestants, juifs et musulmans savent immédiatement s’accorder pour la publication d’un communiqué commun condamnant les attaques.
Lors des inaugurations de bâtiments publics, il est également fréquent qu’un responsable religieux participe à l’événement

de même qu’il est fréquent que des élus prennent la parole à l’intérieur d’une église lors de cérémonies religieuses. C’est ainsi que nous fonctionnons. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LR.)

Festival international de musique de Wissembourg

26/10/2020

M. Frédéric Reiss. Ma question illustrera concrètement les propos de Constance Le Grip. Le festival international de musique de Wissembourg se déroule actuellement. La situation sanitaire impose des règles strictes, respectées à la lettre. Les salles ne peuvent accueillir que 60 % de leur jauge, et depuis le couvre-feu dans le Bas-Rhin, les concerts ont été fixés à dix-huit heures. Malheureusement, en raison de l’évolution sanitaire négative, le public allemand n’est pas au rendez-vous de ce festival de musique classique de haut niveau, et le bilan financier s’annonce catastrophique.

Que répondre à un organisateur désabusé qui, malgré les vents contraires, a su maintenir à flot un événement remarquable en zone rurale ?

Mme Roselyne Bachelot, ministre de la culture. En dépit des aides financières que je vais détailler à nouveau devant vous, les organisateurs sont désespérés. Nous avons tous insisté sur le désespoir du monde culturel, qui voit sa substance lui filer entre les doigts.

Nous allons aider, financer le chômage partiel, apporter des aides de solidarité, prévoir des aides au loyer. C’est important. L’aide complémentaire versée lorsque la jauge n’est pas atteinte doit permettre aux acteurs, chanteurs et danseurs de se produire, aux metteurs en scène de créer et aux techniciens d’accompagner ces manifestations.

En soutien aux festivals, tellement importants pour la vie de nos territoires, nous avons mis en place une cellule spécifique pour faire face à la crise sanitaire. Elle recensera les besoins et y répondra. En juillet 2020, 10 millions de crédits de soutien ont été prévus pour les festivals annulés en raison de la crise du covid-19, ou qui se sont maintenus avec des pertes de recettes très importantes en raison de la limitation de jauge. Ces crédits vont permettre de soutenir 300 organisateurs de festivals, dans tous les domaines. J’ai voulu que ce fonds soit abondé de 5 millions d’euros pour continuer à apporter ce soutien en 2021, dans le cadre du plan de relance.

Au-delà, il faut réinterroger notre modèle festivalier. C’est le but des états généraux des festivals lancés à la rentrée. Nous rassemblons les contributions des nombreux ateliers et nous nous retrouverons à Bourges pour construire des modèles de festivals pérennes. La crise du covid-19 a eu l’effet d’un jet d’acide sur certains modes de fonctionnements qui étaient déjà en grande difficulté. Faisons de cette catastrophe une opportunité pour réfléchir aux moyens de répondre aux besoins du public. Et j’espère que je serais invitée au festival de Wissembourg !

Reprise des permanences en présentiel après la période de confinement.

21/06/2020

Les permanences hebdomadaires ont lieu  au bureau de  Wissembourg ou dans son annexe de Soufflenheim ou dans une des communes de la circonscription. La 1ère s'est déroulée  en mairie de Merkwiller-Pechelbronn, la 2ème en mairie de Seltz. La prochaine est programmée à Niederbronn-les-Bains. Le député ira aussi à la rencontre des nouveaux maires qui viennent de prendre leurs fonctions.

Merkwiller-Pechelbronn était il y a un demi-siècle encore l'un des principaux sites d'extraction de pétrole en France

Hunspach, village préféré des Français !

30/06/2020

Soirée exceptionnelle à la salle des fêtes de Hunspach où tous les habitants ont assisté en direct à la consécration de leur village comme "village préféré des Français". Avec de nombreux élus locaux, j'ai assisté  au sacre de ce village de ma circonscription qui faisait déjà partie des "plus beaux villages de France". Un grand écran avait été installé pour permettre au nombreux public de suivre les présentations des 14 autres communes candidates et la concurrence était rude : de Cargèse en Corse aux Anses d'Arlet en Martinique en passant par Giverny ou Pont-Aven. Pourquoi les 700 000 téléspectateurs qui ont pris part au vote ont-ils choisi Hunspach ? Sans doute pour ses maisons blanches à colombages et aux vitres bombées, son patrimoine, ses traditions, mais sans doute aussi parce que l'Alsace attire beaucoup de sympathie et parle au coeur des Français. Dorénavant, Hunspach devra assumer son titre l’afflux de touristes étant immédiat dès le week-end des 4 et 5 juillet ! Certains ont été déçus de ne pas trouver une ribambelle de boutiques-souvenirs, les restaurants ont été pris d’assaut et mais tous ont été séduits par un village typique qui fleure bon l'authenticité. Le village préféré des Français boostera le tourisme dans l'Alsace verte, nouvelle dénomination de l'office du tourisme intercommunal.

Obsèques de Jean-Claude STREBLER, maire de Mertzwiller

19/06/2020

M. le Sous-Préfet

Mesdames, Messieurs

Chère famille en deuil,

         Jean-Claude STREBLER était de ces hommes que l’on n’oublie pas ! Il avait du cran, du cœur à l’ouvrage, et, malgré un courage admirable, il a été emporté par une maladie implacable.

         Au nom des élus du territoire d’Alsace du Nord, au nom des maires et anciens maires, d’Anne GUILLIER Présidente de l’Amicale des maires, des conseillers départementaux Rémi BERTRAND et Nathalie MARAJO,  du Conseiller Régional Hubert WALTER, au nom des Parlementaires André REICHARDT, Guy Dominique KENNEL, Claude KERN, Fabienne KELLER, Anne SANDER   et en mon nom personnel, j’exprime à Agnès et à toute la famille en deuil nos sincères condoléances et notre profonde compassion avec ces mots de consolation empruntés à Khalil Gibran  :

 No het a Frau de Prophet  g’fröjt : « Verzehl uns von de Fraïd un vom Leid » Un Er het g’antwort : « Ejri Fraid isch ejer Leid ohne Mask. Un de salb Brunne, üss dem ejer Lache e ruffkummt, isch oft von ejre Trane g’fuellt gewann. »

Ces quelques mots en alsacien pour rendre hommage à Jean-Claude STREBLER,  un infatigable promoteur de la langue et de la culture régionale. Il avait  l’Alsace chevillée au corps et chaque fois que l’occasion se présentait il partageait le bonheur de sa double culture, simplement et naturellement. Car Jean-Claude était un militant, un militant au sens noble du terme. Aussi ses engagements multiples forçaient-ils le respect de tous : de sa famille, de ses amis, de ses collègues à la Mairie de Mertzwiller et ailleurs…

         D’une générosité désintéressée, Jean-Claude aimait les gens. Il avait des intuitions et des initiatives parfois étonnantes qui lui ont permis de tisser du lien social au-delà de toutes les espérances. Ainsi, pour qui connaît l’histoire de Mertzwiller, baptiser l’espace culturel et sportif du nom de Stéphane GRAPELLI, un virtuose du jazz manouche, ami de Django REINHARDT,  était une idée de génie. Jean-Claude était heureux de rassembler, de fédérer, de développer la vie associative dans cet espace à nul autre pareil.

         Son humanisme il l’a démontré à de  maintes occasions… Lorsqu’il a inauguré la Place du colonel Arnaud BELTRAME (en présence de la sous-préfète) c’était pour dire qu’à Mertzwiller, comme partout dans notre pays, des actes de bravoure méritent reconnaissance et  respect et peuvent susciter l’émulation.

         L’Etat a été aux côtés de la commune de Mertzwiller dans les moments forts qui ont marqué son histoire parfois difficile et douloureuse. Votre présence, M. le Sous-Préfet, est aujourd’hui un réconfort pour la famille et pour nous tous venus rendre un dernier hommage à l’humaniste, européen convaincu, très respectueux des lois de la République qu’était notre ami Jean-Claude STREBLER.

 

         C’est encore avec des mots du Prophète que j’aimerais conclure :

«La vie et la mort sont Une, comme le fleuve et la mer. Dans les profondeurs de vos espérances et de vos désirs, on trouve une muette connaissance de l’au-delà. Comme une graine rêve sous la neige, votre cœur rêve du printemps. Remettez-vous-en aux rêves, car en eux se cache la porte de l’éternité »

SALUT JEAN-CLAUDE ! 

Etiquettage des oeufs

11/12/2019

Vous avez été nombreux à souhaiter attirer mon attention sur deux propositions d’amendement à la proposition de loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires, qui visaient à étendre l’étiquetage sur le mode de production des œufs à l’ensemble des ovoproduits

 

Si je partage votre souci de renforcer des mesures en faveur du bien-être animal, en particulier dans les élevages, je souhaitais vous alerter sur le fait qu’une telle mesure, qui parait de prime abord une bonne idée, présente une grande lacune, rendant ses effets incertains.

 

En effet, une telle obligation ne s’imposerait qu’aux producteurs français, puisque le droit européen nous interdit, à juste titre, d’empêcher la commercialisation de produits dont l’emballage respecte les normes minimales européennes.

 

Dans de telles conditions, l’information du consommateur ne serait pas la même suivant la provenance, avec le risque de semer la confusion au détriment de nos producteurs nationaux. Concrètement, cela signifie qu’un ovoproduit français, soumis à l’étiquetage, pourrait être pénalisé face à un même produit étranger, alors même que ses œufs pourraient être issus d’un élevage avec des normes de bien-être animal potentiellement plus faibles qu’en France.

 

Ainsi, certains produits passeraient complètement à travers les mailles du filet et on pourrait aboutir à une situation où le consommateur sensibilisé serait amené à effectuer un choix contraire à son intention initiale.

 

Pour ces raisons, une majorité de députés a considéré qu’un tel affichage serait contreproductif et ont, par conséquent, rejeté les amendements soumis à la discussion.           

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