Après le 11 mai

03/05/2020

Alors que le 11 mai approche, date théorique de déconfinement, vous êtes nombreux à nous interpeller sur les imprécisions des décisions gouvernementales. Aux revirements sur le port nécessaire ou non du masque, se sont succédées l'absence d'un dépistage massif, la lente mise en place des visites dans les EHPAD, ou encore des aides économiques insuffisantes pour nos entreprises les plus touchées par le gel de l'économie française. 

Les injonctions contradictoires répétées du gouvernement ainsi que son manque d'anticipation ont été soulignées hier dans l'hémicycle. Outre le fait d'exiger des parlementaires de voter "les yeux bandés" un plan dont personne n'a eu connaissance en amont, le plan de déconfinement du gouvernement comporte des failles importantes : la question de la protection des Français, la question des écoles, la question de la sécurité et la question des aides à la reprise économique ne sont pas toutes résolues. 

Pourtant, le gouvernement aurait pu présenter un projet plus abouti et plus protecteur pour les Français. En opposition responsable et constructive, les députés Les Républicains ont publié dès le dimanche 26 avril un livret intitulé "pour un déconfinement clair et sous protection". Dans ce document, nous avons formulé 50 propositions fortes, articulées autour des deux grandes priorités que sont la protection des Français et l'accélération de la reprise économique. 

Cette contribution s’est réalisée dans des conditions inédites. La semaine dernière, les députés Les Républicains des 8 commissions permanentes de l’Assemblée nationale se sont réunis par visioconférence et ont pu participer par thématique à l’élaboration du document.

Notre stratégie de déconfinement se résume en trois mots : masques, tests, et travail. Nous voulons un déconfinement clair, sous protection et territorialisé. Nous devons faire confiance aux acteurs de terrain, aux élus locaux et à tous les Français qui tiennent la France debout. Sans protection suffisante, sans cette confiance et ce travail de terrain, ce déconfinement conduira à l'impasse d'une 2ème vague inévitable. 

Par leur contribution, les députés Les Républicains sont dans leur rôle de première force d'opposition en France, et nous marquons notre détermination à mettre fin au plus vite à cette crise sanitaire et économique inédite pour le pays. Être force de proposition est notre marque de fabrique. 

Nous continuerons notre travail d'opposition utile, en amenant vos interrogations jusqu'à l'hémicycle. Comptez sur nous pour continuer à porter vos messages et proposer des mesures pour la protection des Français, et pour une reprise économique qui soutienne aussi les entreprises les plus touchées par le confinement. 

Déclaration commune des Présidents de l’APCE, de l’AP-OSCE et de l’AP-OTAN

15/04/2020

Les Présidents de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (AP OTAN) et de l'Assemblée parlementaire de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (AP OSCE) ont publié la déclaration commune suivante :

"Ensemble, nos organisations couvrent 57 pays d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie centrale, et une population de plus d'un milliard de citoyens. Nous sommes gravement préoccupés par la propagation mondiale de la pandémie COVID-19, par la menace qu'elle fait peser sur la santé, la sécurité et le bien-être des personnes, et par ses effets dévastateurs sur le fonctionnement normal des sociétés, des démocraties et des droits et libertés fondamentaux, ainsi que sur l'économie mondiale. Cette crise mondiale exige une réponse mondiale.

Nos pensées vont d'abord et avant tout aux familles de tous ceux qui ont perdu des proches, à ceux qui luttent contre la maladie et aux nombreuses autres personnes dont les moyens de subsistance ont été fortement affectés par la pandémie. Nous remercions de tout cœur tous les professionnels de santé, les scientifiques et les chercheurs, ainsi que le personnel de sécurité et militaire, qui travaillent sans relâche en première ligne de la réponse au COVID-19 pour assurer notre sécurité. Nous sommes également reconnaissants envers les travailleurs essentiels qui assurent le bon fonctionnement de nos sociétés et de nos économies dans un environnement difficile.

La coopération internationale est essentielle pour faire face à cette crise grave aux multiples facettes. Nous nous félicitons des nombreuses formes d'assistance et de solidarité entre nos nations qui ont contribué à sauver des vies. Des efforts supplémentaires sont toutefois nécessaires, car aucun État ne peut faire face seul à l'ampleur de la crise et à ses conséquences. Tout le monde est touché, mais certaines personnes sont plus vulnérables que d'autres, notamment celles qui sont touchées par un conflit ou qui vivent dans des camps de réfugiés, et doivent avoir accès à des soins médicaux en toute sécurité.

La mise au point rapide et sûre de traitements et d'un vaccin est essentielle pour mettre fin à cette pandémie. Là encore, nos gouvernements et nos parlements doivent faire tout leur possible pour encourager la coopération entre toutes les parties prenantes, au premier rang desquelles la communauté scientifique et les industries pharmaceutiques.

En travaillant ensemble, notamment par l'intermédiaire des organisations multilatérales compétentes, nos gouvernements, parlements et banques centrales peuvent contribuer à réduire les retombées économiques et sociales de COVID-19 et l'impact à long terme de la crise, en particulier sur les groupes vulnérables et marginalisés.

Une coordination étroite avec les parlements au niveau national et international est nécessaire pour promouvoir des réponses démocratiques, efficaces et cohérentes en matière de politique publique et pour répondre aux préoccupations des citoyens. Les parlements jouent un rôle essentiel en tant que gardiens des valeurs et processus démocratiques et des libertés fondamentales, et contribuent à renforcer la confiance du public. Il est donc important qu'ils aient continué à fonctionner tout au long de cette crise, en adoptant des programmes d'aide économique sans précédent et des mesures d'urgence en matière de santé publique, tout en s'efforçant d'assurer des contrôles démocratiques et de garantir un équilibre des pouvoirs efficace lorsque cela est possible.

Les mesures à court terme ayant des conséquences importantes sur la vie et le bien-être des citoyens, il est essentiel que les parlements continuent d'assurer un contrôle et de contribuer à la conception et à l'élaboration de mesures de soutien, notamment dans les domaines social et économique, en ciblant les segments les plus vulnérables de nos sociétés. 

 

Dans les mois à venir, nos parlements auront un rôle clé à jouer pour garantir que les mesures d'urgence sont mises en œuvre correctement et conformément aux normes démocratiques, que les restrictions des libertés sont proportionnées et temporaires, que les fonds d'aide économique sont versés là où ils sont nécessaires et que la sécurité et la stabilité sont maintenues.

Nos organisations sont prêtes à soutenir les parlements nationaux dans ces efforts. Grâce à la diplomatie parlementaire, nous pouvons encourager une assistance et une coordination accrues entre nos pays. En offrant aux législateurs des plateformes pour partager leurs expériences et leurs meilleures pratiques, nous pouvons aider les parlements à tirer les leçons de cette crise et à améliorer la préparation, la résilience et la réponse pour l'avenir. En garantissant l'accès des parlementaires et du grand public à des informations précises et fiables, nous pouvons contribuer à lutter contre la désinformation.

Dans le même temps, nous continuerons également à accomplir nos tâches essentielles de défense des droits fondamentaux de nos citoyens, d'aide à la protection de nos populations contre les nombreuses menaces qui mettent durablement en cause leur sécurité et de soutien à la reprise économique et à la coopération".

Rik Daems – Président de l’APCE

Attila Mesterhazy – Président de l’AP-OTAN

George Tsereteli – Président de l’AP-OSCE

Pénurie de masques

14/04/2020

Nous sommes face à une pénurie de masques pour l’ensemble des professionnels travaillant sans relâche pour lutter contre la crise du coronavirus.

La question de la pénurie des masques inquiète, à juste titre, les professionnels qui risquent leur santé chaque jour, se heurtant ainsi à la nocuité du Covid-19. À l’heure où l’Académie de Médecine préconise le port généralisé du masque pendant la période de confinement, nous devons répondre à une pénurie de grande envergure.

 

Nous avons interpellé le gouvernement à plusieurs reprises sur la question des matériels médicaux lors des questions au gouvernement et à l’occasion de la mission d’information sur le Covid-19. Depuis le début de la crise sanitaire, la question des équipements de protection a été traitée de manière irrationnelle par le gouvernement, et aujourd’hui, notre système de santé est menacé. Pour palier l’urgence, le gouvernement doit à tout prix faire preuve de clarté et de transparence si nous voulons avancer dans la confiance la plus totale.

 

Conscients des besoins évalués à 40 millions de masques par semaine, en plus des blouses, sous blouses, médicaments, gants ou encore gels hydroalcooliques, nous avons toujours été très clairs, et ce malgré la réticence du gouvernement. Le port du masque doit être généralisé, et les besoins doivent être satisfaits. La question doit être traitée, en priorité, pour ceux qui sont en première ligne dans cette lutte sans précédent. Je pense au personnel soignant hospitalier, à la médecine de ville, aux pharmaciens, mais aussi des établissements sociaux, aux forces de l’ordre, aux pompiers, aux routiers, aux professionnels de l’élevage, de la grande distribution, et à tous ceux qui assurent le maintien de l’activité économique.

 

 Dans ce contexte exceptionnel, je considère qu’il est de notre devoir de protéger les professionnels qui luttent jour et nuit pour subvenir aux besoins de la population. En ce sens, nous avons également interpellé le gouvernement sur l’importance des tests massifs de dépistage, comme le préconise à ce jour l’Organisation Mondiale de la Santé. Ce protocole doit être élargi pour renforcer la maîtrise de la crise sanitaire dans les établissements de santé, et nous devons attacher une attention particulière aux EHPAD, où le personnel et les résidents doivent être testés sans plus attendre.

Professionnels de l'enfance face au Covid 19

01/01/2020

Vous êtes nombreux à avoir souhaité attirer mon attention sur la situation des professionnels de l'enfance dans le cadre de la crise du coronavirus.

 

Plusieurs sujets inquiètent, à juste titre, les professionnels de l’enfance. Premièrement, la situation des enfants, victimes de violences, qu’elles soient physiques ou psychologiques. Deuxièmement, l’accompagnement des enfants nécessitant une prise en charge particulière, notamment dans le médico-social.

 

Autre sujet de craintes : la situation délicate des crèches, et des micro-crèches, en grandes difficultés financières, dues à la crise qui touche notre pays. Il ne faudrait surtout pas  laisser les familles sans solution d’accueil, et ces professionnels dévoués aux enfants, sans emplois.

 

Conscient du besoin de clarté sur ces sujets, le Président du Groupe les Républicains à l’Assemblée nationale a adressé, au nom de l’ensemble des députés de notre groupe, un courrier à Monsieur Adrien TAQUET, Secrétaire d’état auprès du Ministre des Solidarités et de la santé.

 

Vous trouverez une copie de ce courrier en pièce-jointe.

 

 En effet, dans ce contexte exceptionnel, je considère qu’il est de notre devoir de protéger les plus fragiles et notamment les enfants. En outre, je suis convaincu que les crèches sont des maillons essentiels du tissu social sur notre territoire. Il serait donc fort dommageable que leur situation ne soit pas prise en compte et qu’elle aboutisse à la fermeture d’établissements au sortir de la crise, fragilisant encore un peu plus la politique d’accueil de la petite enfance dans notre pays.

Impact de la crise sur les communes touristique

14/04/2020

L'Association nationale des maires des communes thermales (ANMCT) et l'Association nationale des élus des territoires touristiques (ANETT) a envoyé un courrier au Premier ministre sur l'impact de la crise sur les communes touristiques.

Frédéric Reiss, en tant que président de la commission patrimoine de L'ANETT soutient la démarche.

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